Sérail

 

IMG_1859

 

(aquarelle, 29 x 22 cm)

Le nu n’est pas un objet, c’est une présence.

Mon travail sur la figure humaine représente une tentative de toucher la fragile existence qui se trouve à l’intérieur de la forme humaine. Le corps n’est pas une finalité, ce n’est qu’un espace de transition, un lieu par lequel nous sommes dans le monde. C’est une frontière déterminée dès notre naissance, qui porte les traces de notre intérieur, dans les gestes, expressions, attitudes : le corps reflète notre esprit, il est alors un sujet privilégié, évident, pour exprimer l’humain.

Ce qui m’intéresse dans le travail de dessin, c’est d’accorder les traits au mouvement de dévoilement par lequel, dans des moments fugitifs, le corps humain s’offre au regard. Dessiner un nu, c’est découvrir l’être dénudé dans tout ce qui est en lui de plus particulier, palper son caractère profond, frôler son mystère. La forme physique de l’homme est une porte d’entrée qui donne vers une image qui veut transcender les apparences pour se recueillir dans l’autre.